EPREUVES

Grève pendant le bac : Jean-Michel Blanquer "prend l’engagement" qu’aucune épreuve ne sera annulée

Alors que plusieurs syndicats enseignants (dont le Snes-FSU, la CGT Educ'action et le Snalc) appellent à une grève de surveillance des épreuves du baccalauréat, le 17 juin 2019, le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer, "prend l’engagement" qu’aucune épreuve ne sera annulée.

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Interrogé sur Europe 1 vendredi 31 mai, le ministre s’est déclaré "serein" : "Nous organiserons le baccalauréat de façon normale […] avec les personnels adéquats", a-t-il ajouté. Par ailleurs, dans un communiqué du 30 mai 2019, le SE-Unsa annonce qu'il "ne se joindra pas à la grève". Le syndicat "refuse ce mot d’ordre qui prend le risque d’opposer les enseignants aux élèves et à leurs familles, alors qu’il s’agit de défendre avec eux les conditions d’enseignement et d’égalité d’accès aux formations". Le Sgen-CFDT ne rejoint pas non plus l’appel à la grève pendant le baccalauréat, qu’il juge dans un communiqué "potentiellement nocive pour tous".

De son côté, Florence Delannoy, secrétaire générale adjointe du SNPDEN-Unsa, assure, le 30 mai 2019 sur France Info, "ne pas avoir d’inquiétudes particulières". Selon elle, "la grève semble un souhait relativement minoritaire, même si cela peut se concentrer sur certains établissements". 

En outre, dans un communiqué du 30 mai 2019, le think tank Avenir lycéen et la Peep "appellent à̀ la responsabilité de chacun des professeurs surveillant les épreuves du baccalauréat et du brevet, pour que chaque centre d’examen puisse fonctionner normalement. Les élèves, les professeurs, les parents d’élèves et toute la communauté éducative œuvrent chaque jour pour la réussite des collégiens et lycéens. Il serait bien dommage d’abîmer tout ce travail sur cette dernière ligne droite."

La FCPE, elle, souhaite, dans un communiqué du 31 mai, "le retour de la sérénité pour que les épreuves du baccalauréat se tiennent dans les meilleures conditions pour les élèves. Ceci étant, nous demandons que le dialogue social avec les organisations syndicales représentatives d’enseignants et le ministère reprenne en urgence".

Source : dépêche AEF Info du 31 mai 2019